The Winner’s Curse : LE coup de coeur de 2018 !

Une société guerrière, où les femmes ont leur place dans la hiérarchie ; un peuple vaincu, soumis, rabaissé à l’esclavage ; un amour interdit où la trahison est de la partie ; une vente aux enchères damnée, qui coûtera bien plus que le prix que l’on a payé… La malédiction du gagnant.

 

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Gagner ce que vous voulez pourrait vous coûter tout ce que à quoi vous tenez.

Fille de général dans un vaste empire qui se complaît dans la guerre et réduit en esclavage tous ceux qu’il conquiert, Kestrel, dix-sept ans a deux choix : s’engager dans l’armée ou se marier. Mais Kestrel a d’autres idées. Un jour, elle est surprise de trouver quelqu’un avec qui elle se sent en phase en la personne d’un jeune esclave mis aux enchères. Les yeux d’Arin semble défier tout et tout le monde. Suivant son instinct, Kestrel l’achète – ce qui a quelques conséquences inattendues.

Il ne lui faut pas longtemps pour devoir dis-simuler ses sentiments grandissants pour Arin. Mais, lui aussi, a un secret et Kestrel apprend vite que le prix qu’elle a payé pour un de ses semblables est bien plus haut que ce qu’elle aurait jamais pu imaginer.

 

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Comme vous l’avez vu dans le titre, ce roman est mon premier véritable coup de coeur de l’année ! Oui, vous avez bien lu : je lui ai donné 5/5. Je suis tombée sous le charme de cet univers, du discours féministe que renferme le régime Valorien, de nos deux héros, des complots, de la guerre, des rebondissements, de la romance… tout, absolument TOUT m’a fait chavirer.

« Elle pouvait le forcer. Si elle en donnait l’ordre, il obéirait.
Mais elle ne voulait pas de son obéissance. Ce dont elle avait envie, c’était qu’il désire la voir. »

Tout d’abord, commençons par Kestrel… Ah, cette chère Kestrel ! Si vous avez lu ma chronique sur Feyre (personnage d’Un Palais d’Épines et de Roses), vous savez combien j’aime les héroïnes fortes et indépendantes… mais, dans le cas de Feyre, il y avait un je-ne-sais-quoi indécis qui me faisait parfois tiquer. Toutefois, ce n’est absolument pas le cas de la fille du général de Valorie ! Cette femme est intelligente, vive d’esprit, et a recours à la ruse pour se sortir de tous les pétrins. Elle a un sens de la justice remarquable, mais cela ne l’empêche pas de faire preuve d’une grande sensibilité, en particulier pour le peuple d’Herran, réduit en esclavage. Et elle n’est pas hypocrite ! Non, Kestrel sait qu’elle profite des avantages que lui procure sa position, et elle essaie tant bien que mal d’améliorer le sort des autres grâce à ces derniers.

Évidemment, même si c’est un coup de coeur, il y a deux petits points négatifs, deux scènes qui m’ont laissé un arrière-goût. Sans vous spoiler, disons que quelques passages romantiques n’ont pas été assez développés à mon goût, comme si l’auteure hésitait à se lancer dans une littérature plus romantique. Cependant – et heureusement -, ce n’est pas le cas dans le tome 2, où elle ne manque pas de franchir le pas ! Ensuite, la fin, même si elle était époustouflante et renversante (c’est le cas de le dire), il y a un moment où Kestrel semble… trop passive. Comment dire ? Son monde s’écroule devant ses yeux, elle l’on a droit à une description du ciel étoilé baignée de nuances de sang… Why ? J’aurais largement préféré que l’auteure développe ses sentiments, ses questionnements, et non les couleurs de l’aube.

« – Tu sais jouer à Crocs et venin ? lui demanda-t-elle.
– Peut-être.
– C’est oui ou c’est non.
– Que je sache ou pas, ce n’est pas la question.
Elle eut un geste d’impatience.
– Parce que ?
La lumière mouvante des torches, à cette heure avancée de la nuit, illumina de reflets le sourire du jeune homme.
– Parce que je suis la dernière personne que vous auriez intérêt à affronter, croyez-moi. » – Kestrel à Arin.

Maintenant, passons à Arin… Oh, Arin. J’ai du mal à trouver les mots pour le décrire, mais vraiment, je l’ai adoré, et je suis tombée amoureuse de lui dès les premières pages. Tout est cohérent, à la fois doux et brutal, douloureux et indolent, fort et vulnérable… un contraste qui m’a saisi et m’a fait verser une petite larme. D’ailleurs, l’extrait juste au-dessus vous donne une bonne idée de ses répliques acerbes, bien placées, et sarcastiques. Plus les pages défilaient, et plus Arin s’ouvrait, s’adoucissait, nous permettant de découvrir un être à la soif de justice légendaire et à l’âme rebelle. Finalement, la relation entre lui et Kestrel a fini de m’achever et me laisser mon pauvre coeur en miettes.

« La malédiction du vainqueur, c’est l’emporter à la fin, mais uniquement au prix fort. Payer si cher qu’on regrette la victoire. »

Quant à l’intrigue, je n’ai qu’une chose à dire : préparez-vous. Le rythme est bien dosé, un peu lent au début, mais ça ne m’a pas dérangé. En fait, j’ai même aimé ! L’on a la chance de voir la relation qu’a Kestrel avec tous les autres personnages du roman, et chacun d’eux à un rôle bien important à y jouer. J’ai réussi à deviner un ou deux revirements, certes, mais les autres rebondissements m’ont sauté à la figure. Et la fin est sadique. Vraiment, je vous interdis de lire le tome 1 si vous n’avez pas le tome 2 sous la main. Toutefois, si vous ne suivez pas ce conseil… ne me blâmez pas pour votre manque de sommeil.

PS : Moi qui n’aime pas les points de vue à la troisième personne en général… eh bien, j’avais tort. Même si on n’est pas directement dans la tête de Kestrel ou d’Arin, nous ressentons tout ce qu’ils ressentent, et nous comprenons tout ce qu’ils pensent. C’est adroitement écrit, ponctué d’un langage soutenu relativement simple à lire.

 

L’avez-vous lu ? Si oui, n’oubliez pas de me donner votre avis en commentaire ! Et si non, est-ce qu’il vous tente ? 

 

Titre : The Curse (de la saga The Winner’s Curse)

Auteure : Marie Rutkoski

Éditeur : Lumen, 2017.

Nombre de pages : 464

Lien Renaud-Bray : clique ici !

 

 

 

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2 réponses sur « The Winner’s Curse : LE coup de coeur de 2018 ! »

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