L’Étincelle – Nos Interdits : mitigée et… déçue.

La rentrée à l’université est synonyme d’indépendance, de passage à l’âge adulte… mais, parfois, c’est également l’instant qui change une vie ; il suffit d’une soirée, d’une étincelle, pour que tout dérape.

 

 

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Anna est une étudiante de dix-neuf ans à la vie plutôt tranquille. Le soir de son anniversaire, elle accepte de suivre sa meilleure amie Allison à la soirée du mystérieux Stan. Si Allie est sous le charme, c’est pourtant Anna qui semble fasciner le jeune homme. Un simple regard de sa part réussit à créer l’étincelle. Mais Stan traîne derrière lui une réputation de mauvais garçon qui effraie Anna. Lorsque Léo, un garçon à l’apparence plus sage, se rapproche de la jeune fille, les choses se compliquent et les jalousies s’éveillent. Anna se retrouve face un choix : suivra-t-elle la voie de la raison ou ira-t-elle à l’encontre des interdits ?

 

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Alors non, « L’étincelle » ne parle pas de pyromanie, mais bien d’une flammèche, un petit « sparkle » étincelant dans les yeux lorsque deux personnes ont un coup de foudre. Malheureusement, la foudre m’a épargné : je donne à ce roman un gros 2,5/5.

Sévère ? Eh bien, entre la vague déferlante de clichés, l’abus de l’utilisation de divers points de vue témoignant de la facilité qu’a empruntée l’auteure, des personnages secondaires très creux et des rebondissements bien WTF (mais pas dans le bon sens du terme), je suis restée largement sur ma faim. Ainsi, les points que j’accorde à ce roman sont dédiés à la plume de l’auteure qui était simple, fluide, avec de multiples passages joliment écrits.

« Parfois… Parfois on s’interdit de faire ce qu’on a envie de faire… pour que les autres comprennent qu’on en a envie. »

Tout d’abord, discutons un peu de l’utilisation douteuse des différents points de vue dans ce roman. Je n’ai rien contre l’emploi de deux pdv, celui des deux personnages principaux, mais ceux des persos secondaires ? Non. Juste non. Surtout que la meilleure amie de Anna, Allison, était horrible. Non seulement elle était égoïste, mais elle agissait constamment en petite princesse. Elle était infidèle et vraiment stupide. On appelle ça une meilleure amie ? Non, non, et non. C’était un cliché ambulant à elle seule, le genre de « fausse » meilleure amie pimbêche et niaise que l’ont voit dans les films américains. Alors, si en plus tu m’ajoutes un point de vue de sa part trois ou quatre fois dans l’histoire, sortie totalement de nulle part… ça ne passe pas.

Maintenant, passons à Stan, l’un des personnages principaux. Honnêtement, même s’il était le bad boy au coeur de pierre par excellence, je l’ai tout de même apprécié. Mais le début du roman était vraiment… incompréhensible. Alors, ma question : pourquoi ? C’était juste illogique qu’il passe la soirée avec Anna, pour se jeter finalement sur Allison. Et la réponse à ce revirement bizarre (donné qu’à moitié, d’ailleurs) n’est vraiment pas satisfaisante. J’ai l’impression que l’auteure voulait se démarquer et semer le doute quant au personnage avec qui Anna allait finir, mais ça n’a pas fonctionné.

« Car c’est toi, Anna, qui m’as rendu ainsi. C’était toi qui m’as fait prendre conscience de la réalité des choses, qui m’as ouvert les yeux. C’est toi qui m’as donné envie d’apprendre de mes erreurs, de les corriger. C’est toi la raison de tout ce remue-ménage. »

Passons à Léo. Je pense que parmi tous les personnages, c’est celui-ci, un secondaire, pour qui j’ai eu le plus gros attachement. Entre sa fidélité envers ses amis, sa personnalité plutôt originale (cliché au premier abord, mais très différent lorsqu’on apprend à le connaître), et son grand coeur, j’ai été charmé par ce dernier. Il a autant des qualités que des défauts, et c’est le seul qui paraît humain et bien travaillé. Même Anna n’était pas aussi détaillée, alors que c’est l’héroïne principale de l’histoire !

Finalement, Anna. Honnêtement, même si j’ai la nette impression de « basher » sur les personnages, j’ai été plutôt mitigée face à elle. Parfois énervante et parfois attachante, je suis restée dans un entre-deux durant toute ma lecture.

Quant à l’intrigue, l’action vers la fin était vraiment bien. Le monde de la drogue, de la violence et du crime a bien été exploité, et c’est l’une des seules raisons pour laquelle je continuais à tourner les pages de ce livre. (! SPOILER ALERT !) Toutefois, je dois souligner un point qui m’a vraiment, mais vraiment déplu : l’ex d’Anna et son gros come-back. Juste… pourquoi ? Elle est restée avec lui durant plus d’une année il me semble, et elle ne s’est jamais rendu compte que c’était un foutu psychopathe ? Elle qui voit pourtant toutes les magouilles entre Stan et Léo… Ça m’a semblé invraisemblable et irréaliste. On aurait dit que l’auteure a réalisé qui lui manquait un « gros méchant » à l’histoire, et elle a décidé au dernier moment d’opter pour le pauvre ex. Ah, le cliché de trop.

Donc, comme vous l’avez vu, je n’ai pas apprécié cette lecture, et cela m’a plutôt surpris ! En effet, « L’étincelle » est très bien côté et on me l’a recommandé plus d’une fois. Il faut croire que tous les goûts sont dans la nature, et ce n’est pas parce qu’il n’a pas fonctionné pour moi que vous ne pouvez pas l’apprécier à votre tour !

Et toi, quel est le pire roman que tu as jamais lu ?

Titre : L’étincelle (de la saga Nos Interdits)

Auteure : Roxanne Maffre

Éditeur : Hachette, 2018.

Nombre de pages : 519

Lien Renaud-Bray : clique ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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