An Enchantment of Ravens : le standalone d’ACOTAR

Une cour et un prince du printemps, un monde de Fae séparé de celui des Hommes, une histoire d’amour interdite… ou, au contraire, qui va sauver le monde. Ça ne vous fait pas penser à quelque chose ?

 

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Isobel is a prodigy portrait artist with a dangerous set of clients: the sinister fair folk, immortal creatures who cannot bake bread, weave cloth, or put a pen to paper without crumbling to dust. They crave human Craft with a terrible thirst, and Isobel’s paintings are highly prized. But when she receives her first royal patron—Rook, the autumn prince—she makes a terrible mistake. She paints mortal sorrow in his eyes—a weakness that could cost him his life.

Furious and devastated, Rook spirits her away to the autumnlands to stand trial for her crime. Waylaid by the Wild Hunt’s ghostly hounds, the tainted influence of the Alder King, and hideous monsters risen from barrow mounds, Isobel and Rook depend on one another for survival. Their alliance blossoms into trust, then love—and that love violates the fair folks’ ruthless laws. Now both of their lives are forfeit, unless Isobel can use her skill as an artist to fight the fairy courts. Because secretly, her Craft represents a threat the fair folk have never faced in all the millennia of their unchanging lives: for the first time, her portraits have the power to make them feel.

 

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Alors, avant de vous donner mon opinion, pouvons-nous prendre quelques minutes pour admirer la couverture de ce roman ? Elle est simplement sublime, vraiment, une de mes plus belles acquisitions. Ensuite, côté contenu, ce fut un coup de coeur indéniable ! Ne vous laissez pas dégoûter par certains avis sur Goodreads, j’ai l’impression que plusieurs lecteurs, de nos jours, sont malheureusement incapables de comprendre le second degré d’une oeuvre.

Et ce n’est pas une critique ! Nous avons tous le droit à nos opinions. Je trouve cela dommage, toutefois, de voir des gens juger une oeuvre qui, pourtant, est l’inverse de ce qu’ils avancent dans leurs commentaires. Peut-être est-ce parce que j’étudie la littérature, et donc j’ai été conditionné à lire les doubles sens lors de mes analyses. Ou est-ce simplement parce que le lecteur moyen de 2018 ne cherche plus à se concentrer pour vivre une expérience, à réfléchir et laisser mûrir les mots, mais préfère plutôt avoir tout cru dans le bec. Vraiment, je me le demande.

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Maintenant que c’est dit, parlons des personnages. Et c’est ici que l’oeuvre gagne beaucoup de points, car pour un standalone, l’auteure a su rendre nos héros réels, humains, et terriblement attachants. Isobel, à mes yeux, représente l’héroïne parfaite : elle est intelligente, brillante, futée, réaliste et idéaliste… mais ça ne l’empêche pas d’être créative, rêveuse et talentueuse ! En effet, c’est l’artiste absolu, dans un univers où les Fae ont tout mais ne peuvent rien créer, et où les Hommes n’ont rien, mais peuvent tout créer. Je trouve que ce principe balance, pour une fois, le pouvoir entre les deux peuples, et permet un certain équilibre dans lequel l’un ne peut survivre sans l’autre. Pour un roman de fantasy incluant les grands Fae, c’est rafraîchissant et très original !

“But that was the problem with the old me, I was coming to realize. She’d accepted that behaving correctly meant not being happy, because that was the way the world worked. She hadn’t asked enough – of life, or of herself.” 

Aussi, j’ai adoré l’humour d’Isobel. Elle sait être terre à terre, en particulier lorsque Rook décide de venir la kidnapper pour l’amener à sa Cour et faire sa propre justice. Si elle le trouvait charmant et terriblement humain, le seul Fae n’ayant jamais montré une once d’émotion mortelle, tout cela s’envole du moment où il pose les pieds devant sa maison, armé de son regard le plus effrayant. Et elle se débat, les amis. Elle ne le suit pas en étant sous son charme « irrésistible ». Eh non ! Alors, encore une fois, certains reviews sur goodreads m’ont vraiment laissé en mode « Eh… wtf ? » !

Ah, en passant, pour ceux et celles qui clament haut et fort que c’est du « instalove », j’ai un mot à vous dire : avez-vous lu une page sur deux, ou vous n’avez simplement rien compris à l’histoire ? Je vous jure, Isobel le dit elle-même que « ce n’est pas de l’amour, mais un vent de changement ». À ses yeux, Rook représente le nouveau dans sa vie monotone, piégé dans la même saison chaude depuis plus de trois cents ans. En effet, chaque matin, elle se lève, peint des portraits toute la journée, s’occupe de ses soeurs (deux chèvres transformés en humaines ?) et cours acheter de la peinture au village. Elle fait cela en boucle depuis des années, sans jamais déroger à sa routine. Ennuyant, n’est-ce pas ?

Alors, lorsque le prince de l’automne débarque dans le village après trois cents ans d’absence, et qu’il souhaite obtenir un portrait de la belle Isobel, comment dire… pour notre artiste, il est la chance d’une vie de vivre quelque chose d’excitant durant une courte période. Ainsi, ils passent plusieurs semaines à se voir chaque jour, à discuter et à se côtoyer. Et quand il doit malheureusement partir, il lui explique qu’il ne va jamais revenir, car il a lui aussi ressenti cette attraction entre eux (et les Fae ne peuvent aimer les mortels, évidemment).

“I was alive in a way I never had been before, in a world that no longer felt stale but instead crackled with breathless promise.”

À ce passage, Isobel m’a bien fait rire d’ailleurs ! Elle se compare aux femmes naïves qui tombent amoureuses d’un marin en une nuit… puis, après, elle dit qu’elle les trouvait stupides avant de subir une expérience similaire avec Rook. Pourtant, elle ne pleure pas comme une madeleine et cesse de vivre durant des semaines ; elle reprend simplement le cours de sa vie, triste d’avoir perdu cette chance de vivre de la nouveauté. Car c’est ce qui la blesse le plus suite au départ de Rook : les journées lui semblent encore plus ternes et monotones maintenant qu’elle a rêvé d’une autre saison et d’un quotidien différent.

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Pardonnez ce review un peu long, mais je tenais à défendre ce point, car à mes yeux, c’est ce qui fait de ce roman une histoire aussi magnifique et bien dosée. La romance entre eux est lente, attendrissante et naturelle. Rook est hilarant, leurs joutes sont géniales, et leur relation de « travel buddy » est parfaite. Étant fan des aventures où les héros voyagent énormément, j’ai adoré ! Et que dire de l’évolution de Rook, ce personnage si touchant, malheureux et maladroit ? C’est un de mes coups de coeur. Sérieusement, il fait maintenant partie de mes bookboyfriend. Il a des faiblesses et n’a pas peur de les assumer.

Et, sans spoiler, dans cet univers, les Fae sont vraiment différents des autres romans. Ils sont magnifiques, certes, mais pas en tout temps, et ils peuvent mourir assez facilement. La raison pour laquelle je compare ce standalone à ACOTAR est les quelques similitudes dans la construction de l’univers. Il est indéniable que l’auteure a été influencée par Sarah J. Maas. Pourtant, ce n’est pas un copié-collé, loin de là !

“Are you in love with me? » I blurted out.
A terrible silence followed. Rook didn’t turn around.
« Please say something. »
He rounded on me. « Is that so terrible? You say it as though it’s the most awful thing you can imagine. It isn’t as though I’ve done it on purpose. Somehow I’ve even grown fond of your – your irritating questions, and your short legs, and your accidental attempts to kill me. » 

Comme vous pouvez le voir, je ne fais que des éloges, mais j’ai réellement été surprise et charmée par « An Enchantment of Ravens ». L’histoire et l’univers auraient pu être largement approfondis dans un deuxième tome, ça, c’est certain. D’ailleurs, la fin du premier est très ouverte, ce qui permettrait une suite sans difficulté. C’est donc le seul point négatif, mais pour un roman de trois cents pages, honnêtement, tout a été touché, autant sur les personnages que le monde en général.

Bon, si vous avez lu en entier, toutes mes félicitations ! Le mot de la fin ? Vraiment, lisez ce livre. La plume est poétique, les passages parlant de la peinture sont incroyables, et l’histoire d’amour dans ce roman est touchante, vraie et magique. J’ai adoré Isobel en tant qu’individu, mais encore plus dans le tout qu’elle formait avec Rook. Tout dans ce bouquin m’a plu, c’est aussi humoristique que percutant, et je le recommande probablement autant que je vous harcèle avec The Cruel Prince et The Wicked King !

 

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Quelle est votre lecture en VO favorite ?

 

Titre : An Enchantment of Ravens

Auteure : Margaret Rogerson

Éditeur :  Margaret K. McElderry Books, 2017

Nombre de pages : 300

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8 réponses sur « An Enchantment of Ravens : le standalone d’ACOTAR »

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