Le Faiseur de Rêves : Quand le songe rencontre la fiction !

Dans un univers magique, paisible, où le songe prime, il ne faut jamais oublier que c’est le rêve qui choisit le rêveur… Et le lecteur qui prend le risque d’être subjugué par le livre !

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Il est une ville, au centre du désert, où nul n’a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d’interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde… Pire encore, un soir d’hiver, le nom de ce lieu de légende s’évanouit en un clin d’œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme.

Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s’obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère… Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?

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Tout d’abord, je tiens à remercier Interforum Canada pour cet envoi.

J’ai beaucoup aimé « Le Faiseur de Rêves », écrit par Laini Taylor. Tant de choses m’ont charmé. Que ce soit la plume, l’univers, l’ambiance générale ou les personnages, ce fut une lecture relaxante et apaisante, parfaite pour le soir avant de se coucher !

Le monde, riche et bien cultivé, est assez complexe. Entre coutumes, religions, cauchemars et rêves (qui sont un point culminant dans le récit), la magie, les monstres, etc., il y avait pas mal d’éléments à assimiler. C’est pourquoi les deux cents premières pages m’ont paru plus lentes. Pas ennuyeuse, car j’adore les passages descriptifs, apprendre les bases d’une histoire, me plonger la tête la première dans l’univers fictif créer par l’auteure. Cependant, et je le redis, c’était plus lent ; si vous souhaitez entamer ce roman, tenez bon au début, la suite vaut absolument la peine de passer par ce cheminement plus ardu !

« Dans ce moment miraculeux – si hautement, si parfaitement improbable -, il sembla à Lazlo que son rêve, las d’attendre en vain, était tout simplement… venu à sa rencontre. »

Autre point que j’ai fortement apprécié, et dont nous parlons trop peu : le dosage. Dès que j’avais un questionnement, Laini était au rendez-vous pour laisser un indice, ou alors donner une explication. Ainsi, malgré le monde très complexe dans lequel nous plongeons, nous ne sommes pas pour autant perdus – une chance !

La seule petite critique que j’aurais à émettre sur ce livre reste ceci : le manque d’action. Au terme de l’énorme premier tome, j’avais l’impression qu’il s’agissait surtout d’une mise en bouche pour la suite. Une sorte d’introduction. La fin – qui m’a arraché quelques larmes, soyons honnêtes – annonce le goût et les couleurs du dernier tome de cette duologie. Je suis convaincue qu’un tas de rebondissements nous attendent, et j’ai encore plus hâte d’attaquer « La Muse des Cauchemars » !

Malgré cela, le roman reste fluide et se lit très rapidement. La plume, soutenue et poétique, tient en haleine, même dans les passages plus descriptifs de l’univers – ce qui est un exploit, en soi ! J’ai adoré suivre Lazlo et Sarai. Le premier étant courageux et rêveur, il saura toucher les lecteurs via son âme de bibliothécaire aguerrie et son envie irrépressible de découvrir la cité oubliée, Désolation. Grâce à sa gentillesse et ses faiblesses, on ne peut que l’apprécier, il représente parfaitement le héros « anti-héros », bien loin des clichés. Quant à Sarai, je souhaitais la prendre dans mes bras et la consoler dès son arrivée dans le récit. De par son personnage, doté d’une peau bleue, puissant et qui effraie les autres, le roman véhicule des messages de paix, de tolérance et donne son point de vue face au « racisme » en quelque sorte, nous rappelant que nous ne sommes jamais responsables des actes de nos ancêtres (je n’en dis pas plus au risque de spoiler). Il y a également toute une panoplie de personnages secondaires (mention spéciale à Mésange et Rubis, j’adore leurs prénoms !) qui desservent très bien le récit.

« Dans la noirceur de ses yeux, Lazlo entrevit la douleur d’aimer un être qui ne s’aime plus. »

Aussi, dans l’intrigue, concentrée surtout au niveau des mystères entourant la Cité oubliée et la révolte des humains face aux Dieux et Déesses, vient s’emboîter une romance sublime. Évidemment, cela n’est pas la trame principale du roman. Toutefois, bien intégrée au récit, elle sert surtout à le faire avancer et n’est pas présente « juste pour plaire ». Il s’agit sans doute de l’une des histoires d’amour les plus douces et innocentes qu’il m’ait été donné de lire. J’ai a-do-rée !

Pour conclure, ce bouquin est un délice à lire, mais son manque d’action m’a empêchée de le considérer comme un coup de coeur. Malgré tout, j’ai aimé découvrir cet univers particulièrement original, plein de douceur et de messages de tolérances. Entre les monstres, les fantômes, les légendes, les rêves et les cauchemars, la magie et les Dieux, il ne manque rien à ce monde fictionnel. L’on a l’impression d’y être, d’y vivre, de se l’imaginer comme s’il s’agissait d’un film se déroulant dans notre tête. Tout cela grâce à la plume experte et poétique de Laini, et des personnages si humains et sublimes ! Sans parler de ce lien les unissant malgré leur opposition naturelle. J’ai adoré comprendre pourquoi j’avais ce sentiment au cours de ma lecture – sans spoiler, ce revirement m’a vraiment surprise, je ne m’y attendais pas.

Je vous conseille fortement ce roman : à lire le soir, avec une tasse de thé, juste avant d’aller au lit, si possible, sous une lumière tamisée – l’ambiance parfaite pour se laisser porter par « Le Faiseur de Rêves » et, peut-être, y rêver !

L’as-tu lu ? Si oui, qu’en as-tu pensé ? N’hésite pas à me donner ton avis ci-dessous, dans l’espace commentaire !

Titre : Le Faiseur de Rêves

Auteure : Laini Taylor

Éditeur : Lumen

Nombre de pages : 663

Lien Interforum : Clique ici !

8 réponses sur « Le Faiseur de Rêves : Quand le songe rencontre la fiction ! »

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