Les Puissants, T1 – esclavagisme, révolution, trahison

L’humanité a toujours oppressé le plus faible depuis la nuit des temps. Et si, parmi leur propre semblable, il y avait des gens avec le « don » ? Qu’adviendrait-il des individus nés sans ?

 

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Seuls quelques privilégiés, les Egaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays. Abi, 18 ans et son frère, Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de les emmener accomplir en famille leurs jours d’esclavage.

Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité des luttes de pouvoir sans pitié. Le sort de Luke n’est guère enviable puisqu’il est exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie: la rébellion.

 

Je tiens d’abord à remercier Interforum Canada pour cet envoi.

En ce qui me concerne, ce premier tome a été un coup de coeur, et je ne doute pas que la suite sera encore mille fois meilleure !

Pour bien apprécier cette lecture, je vous conjure, au début, de vous accrocher. Les différents noms et points de vue sont assez déstabilisants. Si l’univers paraît assez clair dès les premières pages, ce n’est pas le cas des personnages. Toutefois, après une centaine de pages, ça rentre dans l’ordre, et l’action devient de plus en plus addictive. Bien vite, l’on se rend compte que ce qui semble révoltant devient de plus en plus choquant au fil de l’action. Le pire ? C’est si réaliste. L’histoire nous le confirme : l’humanité rabaisse ce qu’il considère comme étant « plus faible ».

« Millmoor change les gens, Luke Hadley. Mais ce que la plupart des gens ne réalisent jamais, c’est qu’on peut choisir comment on change. »

Nous nous retrouvons donc en Angleterre, plusieurs centaines d’années après l’apparition du « Don », un pouvoir mystérieux apparaissant au sein de certaines familles, dont les Jardine, l’une des plus anciennes. Les Égaux (j’adore l’ironie) règnent sur le pays d’une poigne de fer en asservissant tous les autres. En effet, les « sans don » doivent obligatoirement offrir une dizaine d’années de service (de l’esclavagisme à l’état pur), et ne peuvent obtenir de passeport et quitter le pays sans cela – car oui, certains pays voient ces pratiques comme étant régressistes et sont libres.

L’on va donc suivre Abi, Luke, Daisy et sa famille qui optent pour faire leurs années le plus jeunes possible afin d’être libérés de ce fardeau – car ceux ayant le malheur de les purger tard deviennent les sous-fifres des autorités. Cependant, les choses ne se passent pas comme prévu et tout tourne mal. Très, très mal. Abi et le reste de sa famille vont à Kineston, tandis qu’à la dernière seconde, Luke est envoyé à Millmoor, la ville des esclaves… et tout le monde sait à quel point les conditions sont affreuses, là-bas. Ainsi piégé au coeur d’une révolution, le feu brûle au sein du peuple et menace d’incendier tout le pays. Mais comment deux adolescents peuvent-ils espérer y survivre sans terminer en cendre avec tout ce qui leur est cher ?

« Je sais que tu aimes bien l’histoire, Abigail. N’oublie pas : ceux qui n’en apprennent rien sont voués à la répéter. À moins que ce soit ceux qui en apprennent quelque chose qui sont capables de la répéter ? » 

Ce bouquin est rempli d’action, de passages où j’étais si indignée que je devais carrément refermer le livre et écrire à la planète entière – OK, mon copain – pour lui exprimer ma colère. Ce livre prend aux tripes, fait ressurgir une gamme d’émotions toutes aussi intenses les unes que les autres et nous tient en haleine de A à Z. Moi, qui ne suis pas fan des divers PDV (encore plus quand on a ceux des « méchants »), j’ai trouvé qu’ici, c’était essentiel. Ça amène encore plus de dimension au conflit… et on aime encore plus détester les Égaux.

« L’ignorance engendrait la peur, comme aimait tant à le répéter Père, et la peur engendrait l’obéissance. »

Des personnages attachants, des revirements de fous, des intrigues surprenantes… rien ne manque à ce roman. Un gros coup de coeur de 2019 (et je n’en ai pas eu beaucoup cette année) ! Si vous avez déjà tenté de le lire pour abandonner à cause du début un peu flou, redonnez-lui une seconde chance. Vraiment, vous rateriez quelque chose de grand !

 

Et vous, l’avez-vous lu ? Est-ce qu’il vous tente ? En tout cas, je vous le recommande les yeux fermés !

 

Titre : Les Puissants – Esclaves

Auteure : Vic James

Éditeur : Nathan

Nombre de pages : 424

Lien Interforum : Clique ici !

2 réponses sur « Les Puissants, T1 – esclavagisme, révolution, trahison »

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