La muse des cauchemars – une belle clôture pour cette duologie !

Il est rare que le deuxième tome surpasse le premier, et ici, vous ne serez pas déçus ! Une belle clôture pour une saga magique et toute en douceur.

 

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*Spoiler Alert*

Le rêve comme seul rempart contre la violence du monde…

Il est un monde où hommes et femmes naissent avec un don précieux, dont seuls les plus puissants gagnent le droit de se servir en temps utile, mais toujours au nom de l’Empire. À respectivement seize et dix-sept ans, Nova et Kora rêvent du jour tant attendu où des envoyés à la peau bleue viendront enfin les enlever. Alors, seulement, elles pourront accomplir leur véritable destin.

Très loin de là, à travers l’espace et le temps, dans la mythique Cité oubliée – qu’après tant d’années, Lazlo Lestrange peut désormais contempler de ses yeux –, retentit une explosion qui fait basculer son monde et celui de Sarai. Leur avenir ne tient désormais plus qu’à un fil, celui que manipule par la seule force de son esprit une enfant cruelle et meurtrie. À la fois plus puissant et plus vulnérable que jamais, le jeune homme va devoir choisir : sauver celle qu’il aime ou bien tous les habitants de la ville interdite jusqu’au dernier.

Sans compter qu’un danger plus grave encore menace… Car l’oiseau blanc qui surveille la citadelle depuis toujours veille, et il est grand temps pour lui de passer enfin à l’action. Dieux, monstres, fantômes, mondes étranges et guerre totale, La Muse des cauchemars clôt avec maestria une série aussi poétique que haletante. Qu’on se le tienne pour dit : l’univers de Laini Taylor n’a pas fini de hanter nos rêves…

 

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Je tiens à remercier Interforum Canada pour cet envoi !

Frôlant encore une fois le coup de coeur, ce dernier tome de cette duologie reste un roman magnifique, féérique, qui nous transporte dans une intrigue nébuleuse jusqu’à la toute fin, où tout se dévoile à  nous… et, comme dans le premier tome, l’auteure a su manier les mots avec une fine justesse !

Dès le premier chapitre, j’étais si heureuse de retrouver cette plume complexe, poétique, mais très fluide. Et, encore une fois, j’étais surprise : nous découvrons de nouveaux personnages dès les premières lignes, Kora et Nova, qui auront un rôle très important au fil de l’histoire. Ainsi, nous ne suivons plus seulement Lazlo et Sarai, mais une myriade de personnages « secondaires » qui auront droit à une juste place dans le récit, tant par leur rôle que par leur évolution fulgurante.

« Voir le rêveur entravé et blessé s’effondrer au milieu des éclats de ses espoirs déçus et lui dire : « Voilà ce que tu récoltes pour avoir cru pouvoir obtenir davantage. Tu ne vaux pas mieux que nous. Tu n’as rien d’exceptionnel. » »

Si cela m’a un peu déplu au départ (eh oui, je voulais plus de « Lazai »), j’ai vite réalisé l’importance de se concentrer sur d’autres personnages qu’eux au sein de cette guerre entre l’humanité et les Dieux. Cela m’a déstabilisé, mais par le talent de l’auteure, l’on s’y habitue et ça nous paraît naturel, en fin de compte. Car, ici, chaque acte compte et a des répercussions énormes sur le récit, chose que j’ai particulièrement appréciée. L’on se fait briser le coeur en mille morceaux (la raison pour laquelle il n’y avait pas d’enfant m’a littéralement tué), puis recoller, pour être encore mieux détruit à nouveau. Ce tome m’a réellement touché, encore plus que le premier.

À certains moments dans ma lecture, je ne savais même plus pour qui prendre parti ! Les blessures de chacun sont si bien mises à l’avant que rien n’est laissé au hasard, chaque action, aussi terrible soit-elle, a une explication, souvent très déchirante. C’est ce que j’ai le plus aimé dans ce dernier opus ! Il n’y avait pas de gentils ni de méchants, que des zones grises. Quant à Kora et Nova, j’avais très hâte de les retrouver au fil des chapitres afin d’en apprendre davantage sur les Dieux et la tragédie entourant la chute de Désolation.

« La volonté de Minya était une lame forgée par les hurlements de deux douzaines d’enfants mourants – forgée par des hurlements et trempée dans le sang. »

Les retournements de situations, aussi inattendus les uns que les autres, me laissaient souvent sans voix (exactement comme dans le tome 1), jusqu’à la toute fin, où l’on a des réponses à nos nombreuses questions. En parlant de cette fin (ou pas, comme indiqué ???)… J’ai adoré l’effet « ouvert » qu’elle a, sans non plus nous laisser sur notre faim. Personnellement, j’aime bien pouvoir m’imaginer la suite – on préfère clairement ça à une fin tragique. Mais ici, nous n’avons pas l’impression d’être perdus. Il n’y subsistait aucun sentiment de frustration… juste un semblant de paix face à la finalité de cette oeuvre magnifique.

« Il était une fois un silence qui rêvait de devenir une chanson, puis je t’ai trouvée et maintenant, tout n’est plus que musique. »

En résumé, un excellent roman qui scelle bien cette duologie, avec de nouveaux personnages et une vue d’ensemble sur la prémisse du tome 1 bien imbriqué dans ce dernier opus. Si, encore une fois, je reprochais à ce roman la lenteur du récit et le manque d’action, ce tome a su me charmer par bien d’autres aspects tout aussi importants et qui, au final, permettent de s’accrocher à la lecture malgré le rythme à pas de tortue. Si cela vous rebute à entamer cet univers, donnez-lui tout de même une chance : il y a tant de bons côtés, de magie, d’ambiance bien écrite que cela passe vite inaperçu.

 

Et vous, l’avez-vous lu ? 

 

Titre : La muse des cauchemars

Auteure : Laini Taylor

Éditeur : Lumen

Nombre de pages : 626

Lien Interforum : Clique ici !

 

 

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