L’Empire de Verre – La Fiancée du mal

Un univers de Fantasy bien développé, une romance trompe l’oeil magnifique et une intrigue politique qui mène à réfléchir… voilà ce qui ressort le plus de ma lecture !

 

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La princesse Élise Avelline se doutait bien qu’un jour, le mariage l’arracherait au pays de la lune, la terre de son enfance. Mais comment prévoir qu’elle accepterait de quitter famille et liberté pour aller épouser de l’autre côté de la mer Zen Loevyen, l’empereur et dictateur qui fait trembler l’entièreté de Hétalion ? Le monde dans lequel elle doit vivre est loin d’être aussi limpide que le verre dans lequel il est construit. Les fissuresy sont nombreuses et ses innombrables masques craquent les uns après les autres, menaçant de s’écrouler sur la princesse qui peine à s’y retrouver. Arrivera-t-elle à porter le fardeau d’un royaume brisé et corrompu ? Saura-t-elle reconnaître ses alliés ? Ses ennemis ? Pour compliquer le tout, la haine est le coeur même de l’empire. Et la vérité n’a jamais été aussi bien agencée au mensonge.

 

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Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Lorsque j’ai débuté ma lecture, j’ai été happé par la plume de Marie-Claude. Malgré quelques pléonasmes (que l’éditeur aurait clairement dû effacer, ce qui n’est pas la faute à l’auteure), elle est juste, fluide, et sublime. Les métaphores bien ficelées m’ont transporté dans toute la beauté de la langue française, via un vocabulaire parfois soutenu. Un GROS point fort pour ce récit.

« La bête, qui domine l’empire par la grandeur de son pouvoir et de sa réputation, arrive à peine à la hauteur de mes épaules. Pire, au contraire de tout ce que j’ai pu imaginer, le dieu de cet enfer de verre n’est qu’un jeune homme, un oisillon, un début de bourgeon. C’est l’empereur Zen Loevyen, et il s’apprête à parler. »

Ensuite vient l’intrigue en elle-même. Même si elle m’a paru un peu prévisible à certains moments, la fin m’a grandement surprise. J’aime le fait que, grâce à Zen, l’on puisse mettre à l’avant un règne malsain en apparence, mais qui, derrière les rideaux de la gouvernance, est en bien plus complexe. En effet, nous avons un roi « mauvais et sadique », qui n’a malheureusement pas le choix d’être ainsi, au risque de faire souffrir son peuple. Puis, de l’autre, Élise, une princesse venant d’un royaume bon, mais en ruine. Le conflit entre ces deux idéologies est merveilleusement bien mené dans ce roman.

Concernant, les personnages, Zen, que j’adore d’amour, m’a beaucoup rappelé Livius de « The World is Still Beautiful », un manga japonais du même genre (si vous avez aimé ce roman, je vous suggère aussi ce titre) ! Nous sommes loin du despote grand et puissant. Certes, il est fort, mais il reste un roi-enfant. Il est si jeune et plus petit qu’Élise, concept que j’ai particulièrement apprécié puisqu’il casse les clichés de ce genre de Fantasy. Et Élise… Ah ! Élise !

Je suis en amour !

Exactement le genre d’héroïne que j’adore. Elle est forte, intelligente, rusée… a bon coeur sans être naïve. Un GROS coup de coeur pour elle ! Je me suis retrouvée tant de fois en elle, impossible de ne pas s’y attacher.

« Le monarque ne saurait être plus étonné qu’eux tous. Il en oublie que j’ai les mains fines d’une dame et le regard tendre d’une princesse. Je suis devenue une sorte d’incendie, l’arme ultime qui saura le protéger. »

Pour ce qui est de la romance, je suis complètement sous le charme. Elle est lente et bien menée, sans être ennuyeuse. Le rythme est parfaitement dosé ! Tout se déroule logiquement, l’on arrive sans mal à comprendre comment l’on passe du « je te déteste » à « je t’aime ». Élise voit lentement Zen sous un autre jour, et reste longtemps sur ses gardes, ce qui me paraît compréhensible compte tenu des circonstances (eh oui, au début du récit, on a envie de trucider Zen… à plus d’une reprise) !

En bref, une romance excellente, un univers politique bien mené et des personnages attachants. Le récit, très rythmé, permet de tourner les pages sans décrocher. Une lecture que j’ai adorée ! Un gros 4,5/5, on frôle le coup de coeur !

 

Et vous, aimez-vous les fantasy médiévales ?

 

Titre : La Fiancée du Mal ( L’Empire de Verre, tome 1)

Auteur : Marie-claud Gagnon

Éditeur : ADA

Nombre de pages : 336

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3 réponses sur « L’Empire de Verre – La Fiancée du mal »

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