Circé : une sorcière envoûtante, un livre qui l’est un peu moins…

Plusieurs ont adoré ce livre, d’autres ont eu l’impression de lire un livre obligatoire du secondaire. Je me situe malheureusement dans cette deuxième catégorie, et voici pourquoi !

 

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Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père ni le charme envoûtant de sa mère, mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent. Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croise tous les personnages importants de la mythologie : le Minotaure, Icare, Médée et Ulysse…. Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer.

 

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Merci beaucoup à Interforum Canada pour cet envoi !

Avant tout, sachez que ce livre m’a possiblement déplu parce qu’il n’entre pas dans ma palette de goût. Eh oui, dès le résumé, j’ai eu un petit doute que j’ai mis rapidement de côté afin de laisser une chance au roman comme plusieurs me l’ont fortement recommandé. Malheureusement, même si à certains moments j’ai eu espoir d’être accrochée, plusieurs longueurs ont fini par prendre le dessus et m’ont mené à trouver ma lecture décevante.

Dans un premier temps, ce qui m’a le plus déplu est l’écriture de l’auteure. Bien qu’elle écrit extrêmement bien et que sa plume reflète bien l’ambiance mythologique, sa complexité m’a perdu à plusieurs reprises. De ce fait, j’avais parfois l’impression de lire une chaîne de beaux mots avec de nombreuses idées qui sont exprimées en peu de mots. Cela a donc eu pour effet de rendre le texte dense où il est donc nécessaire de rester concentré pour bien comprendre le sens.

« Il est impossible de savoir à quel point les dieux craignent la douleur. Il n’y a rien qui leur soit plus étranger et, de ce fait, rien qu’ils ne brûlent plus de regarder. »

Toujours en lien avec son style d’orthographie, ce récit est bien plus teinté de description que d’action, ce qui m’a mené à lire le livre « en diagonale ». Personnellement, je considère qu’il est bien d’avoir des descriptions afin de mieux s’imaginer le monde créé par l’auteur, mais le tout doit être bien équilibré avec une dose d’action (surtout si le livre comporte 500 pages!!!), ce qui ne fut pas le cas de ce mythe. Trop de descriptions nuisent grandement à mon imaginaire.

« Dans une existence solitaire, il existe des moments rares où une autre âme plonge tout près de la vôtre, comme les étoiles qui s’approchent de la terre une fois par an. Pour moi, il avait été ce genre de constellation là. »

Par la suite, le manque de lien entre les scènes a contribué à trouver ma lecture ennuyeuse et embrouillée. À maintes reprises, je me sentais complètement perdue comme on passait d’un événement à un autre sans lien apparent. Le temps passe aussi trop rapidement chapitre après chapitre. Néanmoins, j’avoue ne pas avoir une très grande connaissance de tous les personnages mythologiques. Il est donc fort probable que ce soit ma méconnaissance qui ait contribué à nuire à mon interprétation et mon imagination.

Finalement, j’ai tout de même aimé le fait que Madeline Miller rende bien hommage au personnage complexe qu’est Circé. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai longtemps vu Circé comme une personne apathique notamment à cause des mythes qui la décrivent comme étant une sorcière insensible, transformant des hommes en cochon et Scylla, une déesse, en monstre. Toutefois, son ouvrage permet d’avoir une nouvelle image du personnage en comprenant davantage son essence. En effet, nous y voyons une jeune fille sensible en manque d’amour, une femme avec une force d’esprit incroyable, une sorcière dotée d’une grande puissance puis une mère protectrice et attentionnée. Bref, un personnage avec une imperfection presque parfaite.

« Il m’avait montré ses cicatrices, et en échange, il m’avait laissée prétendre que je n’en avais aucune. »

En sommes, bien que le récit permet de voir sous un nouveau jour le portrait complexe de Circé, la plume descriptive et complexe de l’auteure ainsi que le manque de cohérence entre les scènes m’ont freiné dans mon appréciation. Peut-être qu’avec une plus grande connaissance de la mythologie grecque, j’aurais davantage apprécié ma lecture.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Titre : Circé

Auteure : Madeline Miller

Éditeur : Pocket

Nombre de pages : 559

Lien Interforum :  https://interforumcanada.com/livres/circe/

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