Ne m’oublie jamais : une romance sous fond d’injustice

Un système carcéral injuste, une jeune fille qui veut tout changer, un délinquant à qui l’on offre une seconde chance… et vous avez les ingrédients pour une romance haute en couleur !

 

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Quand la fille du gouverneur tombe sous le charme d’un délinquant en voie de réinsertion, leur histoire est tout sauf évidente.

Le jour où Drix porte secours à Ellie, il est loin de se douter qu’elle est la fille du gouverneur, à qui il doit sa liberté conditionnelle. La connexion entre eux est immédiate, fulgurante et intense, pourtant leur histoire semble vouée à l’échec. Les parents d’Ellie lui interdisent de fréquenter Drix. Ils commencent alors à se voir en cachette, en dépit des risques courus. En effet, un seul mot du gouverneur pourrait reconduire Drix en prison, et anéantir les rêves d’Ellie…

 

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Tout d’abord, je tiens à remercier Interforum Editis Canada pour l’envoi de ce roman !

L’été, je suis le genre de personne qui ne lit plus que des romances – ou presque. C’est pourquoi j’avais envie de me lancer dans « Ne m’oublie jamais », dont le résumé m’avait accroché par son originalité. S’il est vrai qu’il y a plusieurs rebondissements inattendus (dont la fin, que j’ai particulièrement adorée), le roman renfermait plusieurs longueurs qui m’ont un peu découragé. Ces longues scènes dans la famille de Drix, même si elles sont mignonnes comme tout, m’ennuyaient beaucoup. Par contre, ce personnage reste un ÉNORME coup de coeur, et c’est grâce à lui que je suis restée accroché au récit.

Hendrix est un jeune homme avec une famille très instable (une mère dans la drogue, un père rockstar), qui a fini chez son grand frère, Axle. Ce dernier l’a élevé, lui et sa demi-soeur, Holiday, jusqu’à ce qu’un jour, Hendrix fasse la connerie de trop et se retrouve derrière les barreaux pour un crime qu’il n’a pas commis. Vient alors le programme « seconde chance » du gouverneur, qui espère détruire cette route menant du lycée à la prison pour les plus démunis.

« L’émotion me prend à la gorge quand j’y repense. Je respire pour me contrôler. La guitare est lourde entre mes mains. J’ai grimpé cette falaise et, une fois arrivé en haut, j’ai pas honte de dire que j’ai pleuré. Quelque chose s’est brisé en moi. J’en avais besoin. Il fallait tout casser pour que je me reconstruise. »

J’ai beaucoup aimé les thèmes abordés dans le roman. L’auteure met en lumière les failles très sérieuses du système carcéral américain, où les jeunes n’arrivent pas à se payer des avocats, et sont souvent forcés de plaider coupables pour un crime qui ne leur appartient pas plutôt que de finir dans une prison pour adulte. Et que dire de « l’après-prison » ? Aucune chance de se reconstruire une vie, espérer aller à une université renommée. Ils finiront par retomber dans la drogue, la violence ou l’argent facile, parce que la société refuse de leur donner une seconde chance.

Le principe même du roman est génial, car il dénonce haut et fort un univers souvent oublié. Hendrix, l’un des deux personnages principaux dont on peut lire le point de vue, mène à merveille cette intrigue. Il n’a pas commis de crime, certes, mais il n’était pas un enfant de coeur, et refuse de se victimiser. Il accepte ses erreurs et devient le porte-parole du programme dans l’espoir d’aider d’autres jeunes comme lui – et parce qu’il n’a pas le choix, bien entendu. Reste que cet homme m’a touché par sa sensibilité et son envie de changer, de devenir quelqu’un de meilleur !

« Écouter, obéir. Ils sont tous pareils. Je baisse les épaules. Ils ont peut-être raison. Dans ce cas, il veut dire quoi, ce hurlement en moi quand j’obéis ? »

Quant à Ellie, j’ai eu beaucoup de mal. Son évolution est quasi inexistante, sauf à la fin, où elle prend enfin de bonnes décisions. J’ai eu envie de la secouer à plusieurs reprises, et sa mentalité de vouloir changer les choses, mais de baisser les bras au premier obstacle, me désespérait. Toutefois, je la comprends. La pression que nos parents peuvent mettre sur nos épaules est parfois difficile à gérer, et dans son cas, sa famille n’a rien de sympa – vraiment, vraiment pas. Ils utilisent leur fille comme s’il s’agissait d’un pantin, la déguise comme les médias préfère, et se servent d’elle afin de grimper dans le vote du public. Une horreur malheureusement très réaliste.

« Dans la forêt, tout ce que je voulais, c’était rentrer chez moi. C’est bizarre que j’aie envie d’y retourner. »

Côté romance, ce fut un peu du « insta-love », ce que je n’ai pas apprécié, mais le reste de la relation évolue lentement et les moments entre Hendrix et Ellie sont très doux et mignons. Leur amour est sain, positif, et les aide à se surpasser, ce que j’ai beaucoup aimé.

En bref, une romance trop rapide à mon goût, quelques longueurs lourdes, mais une intrigue très bien menée et des thèmes forts que j’ai adoré explorer. Il ne faut pas oublier Hendrix, mon chouchou !

L’avez-vous lu ? Avez-vous des suggestions de romance estivale ?

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2 réponses sur « Ne m’oublie jamais : une romance sous fond d’injustice »

  1. Je ne connaissais pas du tout le terme « insta-love » et j’avoue que j’ai fait un petit tour sur Google pour trouver sa signification 😅 Et je ne connaissais pas cette histoire non plus, mais elle m’a l’air pas mal à lire. Ca me rappelle un peu les romans de Simone Elkeles!

    Aimé par 1 personne

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